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J’ai demandé une fois à Hicham, un lauréat de l’EMI, Ecole Mohamadia des Ingénieurs, quel était le point commun qu’il a pu constater chez les majeurs de promo durant ses années d’études. « Leur façon de s’assoire en classe », me disait-il.

Il a remarqué, et cela l’a interpellé, que tous les majeurs de promo s’assoyaient presque de la même façon. Ils se tenaient droit, le cou penché vers le tableau et les deux mains sur la table. En effet, c’est le genre de position que nous adoptons tous lorsque nous sommes concentrés durant le cours. Qui a-t-il de particulier avec cela pour que Hicham soit autant interpellé ?

Il rajouta que ces élèves, majeurs de promo, adoptaient cette position tout le temps. Il y avait des moments où l’ensemble des élèves était épuisé, surtout à la sortie d’un contrôle. Ces derniers s’assoyaient de façon démontrant leur fatigue. Il y a ceux qui se penchent vers l’arrière, ceux qui posent leurs têtes sur leurs bras et d’autres posaient carrément leurs têtes sur la table. Les majeurs de promo, quant à eux, gardent leur position de concentrés malgré leur fatigue.

Est-ce qu’une baisse d’énergie veut dire son absence ?

Lors d’une baisse d’énergie, le cerveau envoie un signal au corps pour se décontracter et se reposer. Inconsciemment, nous nous retrouvons allongés sur nos chaises lorsque nous sommes en classe, au bureau ou dans une réunion.

Une baisse d’énergie ne veut absolument pas dire son absence. Le corps s’adapte à un certain niveau de dépense énergétique selon le rythme de travail. Une fois ce niveau atteint, il envoie un signale de fatigue. Si vous ne décidez pas de le pousser à puiser dans vos réserves d’énergie, votre cerveau ne le fera pas automatiquement. Tout le monde a vécu cela lorsque nous avons parfois à dépasser nos limites dans le travail ou dans le sport par exemple. Nous passons par la fatigue pour que, par la suite, nous nous retrouvons, étonnamment, en pleine forme sans avoir pris de pauses. Le cerveau switch de l’énergie disponible vers l’énergie réservée.

Que faire lorsque ce n’est pas le moment de s’allonger ou d’avoir un coup de barre au bureau ou en classe ?

Jouez sur votre façon de vous assoire. Ne vous relâchez pas. Tenez-vous droit, allongez votre coup et mettez vous dans votre position de concentration ou de travail comme lorsque vous êtes en pleine forme. Cela semble bizarre, mais ça marche !

L’histoire des majeurs de promo de l’EMI m’a rappelé un article sur les négociateurs japonais. On dit qu’ils sont infatigables. C’est faux. Ils ne sont pas des robots. Tout ce qu’ils font c’est qu’ils ne montrent aucun signe de fatigue. Et cela se répercute sur leur état énergétique.

Comment ça marche ?

Lorsque votre cerveau vous dit : « Il n’y a plus d’énergie disponible. Je veux que tu relâches ta concentration, que tu arrêtes ce que tu fais et que tu t’allonges». Vous lui renvoyez, par la position de votre corps, que vous adoptez consciemment, ce message : « ce n’est pas le moment, j’ai encore besoin de toi, va dans mes réserves d’énergie ! ».

A force de vous obliger à maintenir une position de concentration et de travail, votre cerveau finira par comprendre qu’il doit puiser dans ses réserves d’énergie et continuer à travailler. Ce qui va vous permettre de maintenir votre concentration et votre qualité de travail. Par conséquent, il s’adaptera et augmentera son niveau d’endurance et de dépense d’énergie.  

C’est une simple question de façon de s’assoire, l’excellence. J

2 Responses to “Votre Energie Et Votre Façon De Vous Assoire”

  1. charfane Bouchra Says:

    merci monsiur fysal.c’est vraiment tres interesant j’aime tous vous articles.je bene fice de consiels et de nouveaux idees que vous apporter.


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